Pourquoi tu es tout gris.
automate
nothing came out
Dimanche 13 avril 2008 à 21:10
Publié par automate
Mercredi 9 avril 2008 à 14:42

en ce moment, je passe du temps devant mon bureau à regarder le désordre artistique qui y règne en maître absolu, je mange de la pâte feuilletée crue et j'ai envie de vomir, je construis des appareils photos avec des boîtes à gâteaux, ou de chaussures (prochainement), je réfléchis à comment travailler mon bac français, j'accroche des trucs inutiles à mes murs (voir ci-dessous), je fais des listes de trucs à faire qui se contredisent, des listes de gens biens, des listes des instants à souhait, je rêve de choses dont je crois me souvenir mais en fait non, je parcours la ville à vélo et ça me fait sourire, je porte des robes d'été avec des collants épais, je pleurs mes cheveux morts, je regarde le marsupilami à new york le matin, je m'ennuie, je m'ennuie, je m'ennuie.

(ça c'est une photo faite avec ma boite à gateaux, en fait tu fais un minuscule trou dedans, tu peins en noir à l'intérieur, tu mets une feuille de papier photo dedans à la lumière spéciale, tu refermes bien ta boite, tu mets un obturateur devant le trou (du scotch rouge par exemple), tu poses ta boite quelque part, tu enlèves le scotch, tu attends le temps qu'il faut (là j'ai attendu huit minutes mais ce n'est pas assez), tu remets le scotch, tu vas dans ton labo photo, et tu mets ton papier dans le révélateur, dans le bain d'arrêt puis dans le fixateur, tu obtiens un négatif sur ton papier qui tu scanes et que tu arranges avec ton ordinateur et voilà tu es fier de toi et tu attends le soleil pour recommencer)
Publié par automate
Jeudi 3 avril 2008 à 18:41
Je sens le ciel bleu qui nous induit en erreur, Samuel éclate de rire, allongé dans l'herbe, mon air sérieux n'est pas valable, personne ne me connaît mais je ne suis pas crédible et tout le monde le sait. J'entends les rires qui montent au ciel, ce sont des rires d'enfant, et je n'en veux à personne. Samuel est un enfant, mais il fronce les sourcils quand je traîne des pieds sur le bord des trottoirs. Il prend tragiquement son air désinvolte lorsque j'essaie de lui expliquer l'infini terrible des hommes, il ne m'écoute pas mais je ne parle pas : je l'observe en racontant mes bêtises de petite fille, Samuel ne se met pas en colère contre l'ennui. Parfois, d'un geste gauche il se lève brusquement et entame une danse dont il fredonne l'air, le monde à ses pieds, c'est le jazz au fond de son ventre qui le remue, le jazz noir de Samuel, les rires d'enfants de Samuel, la nonchalance de Samuel.
Publié par automate
Dimanche 30 mars 2008 à 0:19
Cet été je rencontre un turque de dix sept ans, un mexicain de dix neuf ans, une finlandais de seize ans, une coréenne de vingt deux ans, la liste n'est pas encore finie mais je la trouve déjà bien, cette nuit on perd une heure, je devrais aller dormir car j'ai eu une journée longue, presque, j'ai de la sympathie pour les alcooliques, plus tard je me dis que je pourrais être bénévole dans une maison de retraire le week-end ou quelque chose comme ça, et la semaine travailler avec des enfants aux yeux clairs, ou bien je vais en angleterre apprendre le français à des étudiants parce que c'est charmant l'accent des étrangers.
Publié par automate
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